Les inégalités de santé constituent aujourd’hui un défi majeur de santé publique. Pourquoi vit-on moins longtemps dans certains quartiers que dans d’autres ? Comment mieux prendre en compte les déterminants sociaux, environnementaux ou territoriaux de la santé ? Quelles solutions mettre en œuvre pour réduire durablement ces écarts ?
Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, l’Hôpital Européen, à travers la Fondation Ambroise Paré, et Aix-Marseille Université organisent ce vendredi 9 octobre au Jardin du Pharo, un très intéressant colloque réunissant chercheurs, professionnels de santé, représentants institutionnels, associations et décideurs publics. Tout au long de la journée, les intervenants vont partager leurs analyses, leurs travaux de recherche et leurs retours d’expérience « autour d’un enjeu qui concerne l’ensemble de notre société »soulignent les organisateurs à l’annonce du programme (voir le document source en bas d’article).
Marseille, « tristement emblématique »
Marseille est particulièrement concernée par les inégalités en santé comme en témoignent des chiffres autant criants qu’alarmants.
« Marseille constitue un territoire tristement emblématique pour étudier les inégalités de santé. Deuxième ville de France, elle concentre à la fois une richesse culturelle exceptionnelle et de profondes disparités sociales, économiques et sanitaires » peut-on lire dans le dossier de presse qui accompagne le colloque.
Et de poursuivre : « À Marseille, le code postal peut encore influencer l’état de santé, l’accès à laprévention ou la rapidité de prise en charge. Un constat qui s’inscrit dans de fortes disparités territoriales : alors que les quartiers Nord concentrent les taux de pauvreté les plus élevés, les équipements et services collectifs – hôpitaux, écoles, crèches… – sont davantage présents dans les quartiers Sud. Une répartition qui ne correspond pas toujours aux besoins des populations et contribue à creuser les inégalités. »
Quartiers nord de Marseille : un décès sur cinq est prématuré

« La précarité sociale agit comme un déterminant majeur de santé »
Au niveau sanitaire, cette situation engendre des retards de recours aux soins, des difficultés de suivi médical et une surmortalité liée à certaines pathologies chroniques. Les habitants des quartiers les plus précaires sont davantage exposés : aux maladies cardiovasculaires aux cancers au diabète aux pathologies respiratoires aux difficultés d’accès aux soins au renoncement aux soins. Selon l’Observatoire Régional Provence Alpes Côte d’Azur, dans les quartiers nord de Marseille, un décès sur cinq est prématuré, c’est à dire qu’il survient avant l’âge de 65 ans : « La précarité sociale agit comme un déterminant majeur de santé en influençant l’alimentation, le logement, l’accès à l’information, la prévention et le suivi médical.»
Inégalités de santé : territoires; déterminants et parcours de soins
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