L’entreprise marseillaise Dualsun, pionnière et leader du solaire résidentiel en France, s’associe au fabricant nantais Arkteos pour lancer MAX, la première solution de « solarothermie » qui veut révolutionner le chauffage domestique.
Une innovation 100 % française qui ambitionne de remplacer nos vieilles chaudières fossiles et promet d’alléger « jusqu’à 80 % » les factures d’énergie des ménages.
Un système tout-en-un, né à Marseille
Sous le soleil de Marseille, où Dualsun a installé son siège et son centre de recherche, dans le 13e arrondissement, les équipes planchent depuis des années sur un rêve un peu fou : produire à la fois de l’électricité, du chauffage et de l’eau chaude à partir du même équipement. C’est désormais chose faite avec Dualsun MAX, fruit de trois ans de collaboration entre les ingénieurs marseillais et leurs partenaires d’Arkteos, basés à Guérande, et de la rencontre entre deux savoir-faire : le panneau solaire hybride Spring MAX de Dualsun et la pompe à chaleur eau-eau Invelia d’Arkteos.
Inspirée du principe de la géothermie, la solarothermie repose sur un échangeur thermique situé directement dans les panneaux en toiture, qui alimente ensuite la pompe à chaleur. Ce procédé permet une production continue, même la nuit, et promet un rendement jusqu’ici inédit dans le résidentiel.

Mieux, la solarothermie, contrairement aux systèmes classiques, ne nécessite ni forage, ni unité extérieure, vantent les deux partenaires dans un communiqué. Résultat : une solution propre, silencieuse et performante, « même par -15°C », qui peut s’adapter à presque toutes les habitations. « Avec Dualsun MAX, nous réunissons enfin deux technologies qui avaient tout pour fonctionner ensemble. Une installation élégante et silencieuse, mais qui va faire du bruit sur le marché de la rénovation énergétique », sourit Jérôme Mouterde, co-fondateur et CEO de Dualsun.
« En combinant nos savoir-faire, nous avons créé une solution performante, rentable et tournée vers l’avenir », prolonge Richard Bachelier, directeur général d’Arkteos, leader français de la géothermie avec 15 M€ de chiffre d’affaire annuel.

« Nous sommes désormais prêts pour un déploiement massif » (Dualsun)
Les premiers tests menés cet hiver dans les Vosges et le Jura ont convaincu les équipes. Passé par toutes les étapes du développement (prototypes, bancs d’essais et chantiers pilotes), le procédé MAX a permis de diviser par trois les factures annuelles d’énergie des maisons pilotes, assurent leurs promoteurs.
« MAX n’est pas une idée de laboratoire, c’est une solution fiable et performante, prête à équiper les foyers français, avance désormais Jean-Marie Drap, responsable de la gamme hybride chez Dualsun. Nous sommes désormais prêts pour un déploiement massif. »
Un cap : 1 000 installations par an d’ici 2027
Déjà en phase de lancement, Dualsun, qui équipe aujourd’hui un foyer sur quatre raccordé au solaire en France, et Arkteos visent 100 installations MAX dès cet hiver, puis 1 000 par an d’ici 2027, « avec l’ambition de pénétrer significativement le marché des pompes à chaleur air/eau (180 000 unités/an) ». Le coût de l’installation du procédé MAX, pour le particulier, reste significatif : entre 20 000 et 25 000 € aides déduites (MPR, CEE, TVA réduite, éco-PTZ), même si Dualsun et Arkteos mettent en avant son « excellente rentabilité ».
La Dualsun Académie, un campus solaire
Implantée à Marseille, du côté de Château-Gombert dans le 13e, mais aussi à Rillieux-la-Pape, au nord de Lyon, la Dualsun Académie forme chaque année des dizaines d’installateurs venus de toute la France. Certifiée Qualiopi, cette école du solaire enseigne aussi bien les bases de la pose photovoltaïque que les techniques avancées de maintenance et d’autoconsommation. Avec le lancement de MAX, l’Académie devient le centre névralgique de la montée en compétences autour de la solarothermie. Les formations, alliant théorie et pratique sur bancs d’essais, sont ouvertes aux professionnels du chauffage comme du solaire.
Renseignements et inscriptions, à découvrir ici
Un objectif qui s’inscrit dans la stratégie nationale portée par le gouvernement pour produire un million de pompes à chaleur d’ici 2027 et remplacer, à terme, les 5 millions de chaudières fossiles en France.
De quoi alimenter les ateliers de Dualsun (à Jujurieux, dans l’Ain, pour les panneaux solaires) et d’Arkteos (à Guérande, en Loire-Atlantique, pour les pompes à chaleur), qui devraient bénéficier directement de cette dynamique, avec des recrutements annoncés.
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