La subvention ColisActiv’ s’étend sur trois ans, le temps nécessaire pour « créer l’impulsion » affirme le porteur du programme. La prime sera dégressive au fil des trois années comme l’indique le schéma ci-dessus. La première phase du programme attribue 2€ par colis (plafonnée à 10 euros de l’heure) avec un long parcours de l’opérateur en centre-ville. Les deux années suivantes, « le maillage de plus en plus important permettra une densification des livraisons et la réalisation d’économies de temps et d’argent » estime le porteur du programme qui expose son but d’agir pour que « la filière ne soit pas sous perfusion ». À Angers, le processus a mieux fonctionné que prévu : « Au lieu de livrer 70 000 colis en première phase, nous en avons livré plus de 200 000 grâce à la prise en compte de la densité des tournées de livraison dans le calcul de la prime » raconte-t-il. Au terme des trois ans, l’objectif n’est plus de sponsoriser le centre-ville, mais de concentrer les subventions en périphéries « délaissées » pour attirer les entreprises de livraisons.
Quelles sont les différentes étapes à suivre ?
Pour bénéficier du programme, les collectivités envoient une demande sur le site internet. A la réception du dossier, ColisActiv’ étudie le territoire pour déterminer le budget et la zone géographique. Par la suite, la collectivité valide le budget et contractualise avec les opérateurs de livraisons et SoFUB. Par l’outil de reporting des livraisons, chaque collectivité peut ensuite déclencher le versement des aides aux opérateurs (automatiquement calculées par la plateforme). Cet outil permet également d’analyser les besoins en infrastructures comme les entrepôts urbains de colis, les pistes cyclables à construire, etc.
ColisActiv’ allie l’analyse de données de livraison avec un algorithme pour vérifier le nombre de colis livrés et le mode de livraison utilisé, avec l’appui de la blockchain qui permet de garantir l’origine des données et les preuves ainsi générées. Amauric Guinard parle d’éco blockchain car « les données ne sont que des empreintes numériques (qui prennent moins de stockage) pour consommer le moins possible » évoque-t-il, soucieux de rester cohérent avec sa démarche de dépollution des centres urbains.
Le porteur du projet, rêve encore plus grand lorsqu’il raconte à Gomet’ le jour où « les consommateurs sélectionneront directement le mode de livraison active à la fin de leur commande et accepteront de payer le surcoût associé ».
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